Aller des rives du Léman au cercle polaire en mai, c’est passer des lilas en fleurs, des tulipes déjà fanées, des iris qui éclosent aux blizzard, tempête de neige et froid. Ces lignes sont écrites de bord de Gaia tous chauffages fonctionnant, il neige horizontalement. Ce matin, j’ai dû utiliser de l’eau bouillante pour dégeler un coffre afin de remplir nos réservoirs d’eau douce. J’ai aussi déblayé plusieurs fois la neige et la glace sur le pont.

Il était certainement naïf de penser arriver dans un printemps certes frais mais lumineux et illuminé du vert pale d’une première végétation. En fait mai ici peut être encore l’hiver profond. Le soleil se couche, dit l’astronomie, après 22h30, mais encore faut-il le voir, ce qui ne fut guère le cas jusqu’ici. Nous attendrons la fin de cet épisode pour gréer nos voiles et équiper le pont des lignes de vie et autres bouts.  Par contre quand les nuages se déchirent un instant, le paysage justifie pleinement l’effort.

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