19h30, nous arrivons à l’aéroport international de Cape Town. Notre vol « Antarctique » est inscrit sur le tableau des départs, nous pouvons enregistrer nos bagages. L’avion est garé au bout du parking des avions.

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L’intérieur de l’avion est … spartiate. Pas de hublot, en revanche, un grand écran nous transmet les images de ce que voient les pilote. A l’intérieur, un simple capitonnage isolant, des drapeaux accrochés sur les flancs, des fils électriques qui courent le long de la carlingue, et 8 rangées de 6 sièges moyennement confortables.

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A l’arrière se trouve un vaste espace pour tout le matériel qui sera acheminé vers les différentes stations situées dans cette région du continent. A l’avant, un bar avec quelques ravitaillements en self service. 2 hommes en jeans accomplissent le rôle de stewarts et assistants techniques, ce sont des hommes aux tâches multiples. Les bouchons d’oreille qu’ils nous distribuent sont indispensables pour pouvoir supporter le bruit des moteurs et réacteurs pendant toute la durée du voyage.

Nous gardons avec nous notre sac de voyage dans lequel nous avons entreposé des habits chauds.

photo-6-passage-du-cercle-polaire-austral photo-7-preparation-pour-la-sortie-de-lavionPhotos 6 et 7

 1 heure et demie avant l’arrivée, on nous demande d’enfiler nos vêtements de sortie… au froid, sans oublier les lunettes de soleil et la crème solaire.

photo-9-approche-du-continent-antarctiquephoto-8-vue-depuis-le-nez-de-lavion Photos 8 et 9

Il est 3h du matin, le soleil est haut dans un ciel bleu, nous sommes bien au delà du cercle polaire austral. La météo est bonne, c’est pour cela que nous avons pu partir.

Atterrissage à la base norvégienne « Troll ».

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L’avion est délesté de ses passagers et du matériel destiné aux différentes bases de la région. Nous étions 45 passagers de 18 nationalités différentes. Nous repartions tous dans des avions qui assurent les rotations sur ce continent pendant l’été austral.

photo-11-arrives-a-destinationphoto-12-changement-davionPhoto 11 et 12

L’accueil sur la station norvégienne s’est organisé en urgence car la piste d’atterrissage de la base russe, qui est en basse altitude (proche de l’océan) ne gèle plus. La glace est trop fragile pour accueillir un avion lourd.

En 24 heures, les dameuses norvégiennes ont travaillé sur la piste, arrosant d’eau pour que la glace comble les fissures, grattant la surface glacée, déplaçant la neige pour recouvrir la glace bleue glissante. A 1’270 m d’altitude, la température nocturne est bien froide malgré la présence permanente du soleil.

Des tentes ont été montées pour nous accueillir au chaud et pour nous reposer pendant les 5 heures que dure notre attente.

 photo-13-tente-dattente-chauffeephoto-14-en-attente-de-notre-volphoto-15-table-de-ravitaillementphoto-16-toilettes-dappointPhotos 13,14,15 et 16

 J’en profite pour discuter avec les norvégiens qui nous accueillent.

Le premier vient du Svalbard, au Nord de la Norvège. Chez lui, c’est la nuit permanente en cette époque de l’année, alors qu’ici c’est le jour permanent. Il est chargé de la sécurité et des secours.

Le second avec qui je passe un peu de temps, est le médecin de la station. Il est arrivé début décembre 2016 et repartira en janvier 2018, soit 13 mois sur place. Cette station possède des satellites de transmission, il est nécessaire qu’une équipe de 5 à 6 personnes hiverne pour l’entretenir. Il est là pour les soigner. Il a prévu de se construire un canoé pendant ses heures de liberté durant la longue nuit hivernale.

photo-17-station-de-troll-et-satellitesphoto-18-a-bord-du-vehicule-medicalPhotos 17 et 18

Goran vient de Trömse, au nord du cercle polaire. Il conduit les machines, s’occupant des transports de matériel nécessaire au fonctionnement et à la maintenance de la base. A Trömse, son métier est aussi conducteur de véhicules, mais aussi pour conduire des personnes.

photo-19-chargements-pour-les-volsphoto-20-caravane-localePhotos 19 et 20

Notre vol pour la base russe de Novo s’effectue en DC3, un avion assez léger, aménagé pour transporter du matériel et une quinzaine de passagers. Son pilote est un canadien cordial. Il met 3 semaines pour descendre du Canada avec son avion, en longeant les côtes Ouest de l’Amérique du Nord puis du Sud, puis traverse l’Océan Austral sur la Péninsule Antarctique avant de bifurquer à l’est pour rejoindre son « port d’attache » à Novo. Il y effectue des vols de base à base de novembre jusqu’à fin février où il est temps d’effectuer sa migration de retour. Il n’est pas possible de laisser un avion dans les blizzards hivernaux, et il n’y a pas d’abri pour lui. Et s’il y a de la casse, il doit tout réparer sur place!

photo-21-tableau-de-bord-du-dc3photo-22-skua-ou-grand-labbePhotos 21 et 22

Nous sommes accueillis sur une station qui se trouve à une quinzaine de km de la base de Novo. Je vous laisse découvrir l’architecture locale sur ces photos. La cabine des toilettes est soignée… au goût africain 😉

 photo-23-pre-station-de-novophoto-24-toilettes-de-novoPhotos 23 et 24

Eh oui, ne soyez pas déçus : des containers aménagées en cuisine, chambres, wc-douche. Un générateur à Gaz-oil fournit l’énergie électrique véhiculée par les fils aériens.